05 novembre 2007

Les ligues professionnelles de football souhaitent bénéficier financièrement de l'essor des paris en ligne.

 

Il semble que le développement des paris en ligne rende jaloux certains clubs de football !

Nous reproduisons ici l'article du journal Le Monde publié en ligne le 29 octobre dernier : "Les principaux représentants des championnats européens de football, soucieux de défendre leurs droits commerciaux, exhortent l'Union européenne à légiférer vis-à-vis des sociétés de paris sportifs. Dans une lettre adressée à l'ensemble des ministres des Sports de l'Union, les Ligues professionnelles du football européen (EPFL), qui représentent une vingtaine des plus grands championnats du continent, estiment que les sociétés de paris gagnent illégalement des milliards d'euros en exploitant leurs droits commerciaux.

"Nous formulons la demande que la législation (européenne) se concentre (...) sur les sociétés de paris en ligne en raison de leur utilisation non autorisée de nos droits commerciaux", écrit l'EPFL dans un courrier que s'est procuré Reuters.

Les principales ligues européennes reprochent notamment à ces sociétés qui ont fait florès ces dernières années sur la toile d'utiliser leurs logos, leurs résultats, leurs classements et les clichés pris lors des rencontres.

En première ligne de ce combat, la Liga espagnole et la Premier meague anglaise réclament notamment des réparations suite à ces préjudices commerciaux.

Cette requête intervient à un moment crucial où la Commission européenne tente de contraindre une dizaine de pays européens à renoncer au monopole d'Etat dans le domaine des jeux, de la loterie et des paris, au bénéfice de sociétés étrangères."

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Autre source : the Guardian Unlimited

   

02 novembre 2007

Ouverture du marché français des paris sportifs : la France traîne des pieds

Alors que le gouvernement avait annoncé en août dernier son intention de mener une "ouverture maîtrisée" du marché des paris sportifs en ligne, la confusion règne aujourd'hui et les doutes persistent sur les intentions du gouvernement en la matière. Paris avait jusque fin octobre pour répondre à l'avis motivé de la Commission européenne, qui l'enjoint de s'ouvrir à la concurrence.

A la surprise générale, la France campe sur ses positions dans la réponse qu'elle a adressée à la Commission européenne, qui l'a sommée d'ouvrir ses paris sportifs à la concurrence, a-t-on appris mardi 30 octobre de source diplomatique. "C'est une réponse juridique pour rappeler le bien-fondé de nos positions", a expliqué un diplomate. "Il y a un certain nombre de garanties à prendre pour les paris sur internet." Selon cette source, "il y a des arrêts dans les deux sens", et notamment dans celui de la protection des consommateurs.

Les négociations ne sont toutefois pas terminées. Le ministre français du Budget, Eric Woerth, et le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, rencontreront mardi prochain le commissaire européen chargé du Marché intérieur, Charlie McCreevy. "Ce n'est pas la fin de la saga", assure le diplomate.

Les autorités gouvernementales françaises justifient leur monopole en assurant qu'il sert à lutter contre l'entrée du crime organisé dans le monde du jeu, par nature propice au blanchiment d'argent sale.

Il semble donc que la France ait réussi à gagner encore un peu de temps avant la rencontre de mardi prochain. Rappelons qu'en cas de désaccord, la Commission européenne pourra saisir la Cour de justice de l'Union européenne pour faire respecter le droit communautaire.

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09 octobre 2007

Les jeux d'argent sur mobile devraient attirer 380 millions de personnes d'ici 2010

Près de 380 millions personnes dans le monde seraient attirées par les loteries, paris et autres jeux d'argent sur téléphone mobile, d'ici 2010, selon une étude du cabinet Juniper Research. Le montant des mises s'élèverait au total à 12 milliards de dollars par an.

Ces paris s'inscriraient ainsi d'ici trois ans comme le service le plus populaire sur les appareils mobiles. Ils bénéficieront du développement de systèmes de paiement simplifiés, note l'étude. "Les loteries sur mobiles sont déjà largement répandues en Extrême-Orient, et nous estimons que les loteries nationales européennes vont adopter de plus en plus l'environnement mobile à moyen terme", souligne Juniper.

Les gains bruts des joueurs sur mobiles devraient aussi passer de 106 millions de dollars aujourd'hui à 3,2 milliards en 2012.

La croissance des jeux sur mobile devrait bénéficier de la libéralisation des législations, à l'image de la nouvelle loi britannique sur les jeux adoptée le 1er septembre.

Juniper Research pronostique que la loi américaine sur les jeux en ligne sera assouplie d'ici 2010, ce qui fera des États-Unis le premier marché pour ces services dès 2012. Les pays en développement devraient également voir se développer les jeux d'argent sur mobile, grâce à la diffusion de moyen de systèmes de paiements facilités.

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02 octobre 2007

Le Groupe Lucien Barrière lancera en 2008 un site de casinos en ligne

Comme il fallait s'y attendre, les casinotiers français n'entendent pas rester sur le bord de la route de l'ouverture du marché des jeux en ligne. Ils veulent que l'ouverture ne se limite pas aux paris sportifs mais englobe aussi les casinos en ligne.

Le Groupe Lucien Barrière a ainsi annoncé jeudi dernier, dans un communiqué de l'AFP, qu'il allait ouvrir en 2008 un site de casinos en ligne. Ce site, opéré avec une licence de jeu maltaise, ne permettra pas aux joueurs français de jouer de l'argent, mais seulement de se divertir. Par contre, ce site devrait être ouvert dans un premier temps en Grande-Bretagne, et éventuellement en Suisse, Italie ou Espagne, pays qui passent pour "tolérants" en matière de législation de jeux d'argent.

Le projet, baptisé BIG, pour Barrière Interactive Gaming, est mené aux côtés de MKO Games, un producteur de jeux vidéo tirés de films de cinéma, détenu par MK2 et Onyx Films.

Le Groupe Lucien Barrière souhaite donc s'engouffrer dans la brèche ouverte par l'ouverture du marché français, tout en étant respectueux de l'interdiction en cours : "Il a ouvert une porte pour les paris sportifs, comptez sur moi pour mettre le pied dans la porte", a réagi jeudi M. Desseigne, président du conseil de surveillance du Groupe Lucien Barrière. En offrant aux internautes français la possibilité de s'exercer sur le poker ou la roulette virtuels, le groupe reste en embuscade pour s'engouffrer dans la brèche si le gouvernement donne son feu vert pour lever le monopole.

Ce site est clairement une manière pour Lucien Barrière de forcer le gouvernement à ne pas laisser de côté les casinotiers français. Nul doute que cet appel du pied sera entendu quand on sait que M.Barrière est un proche du président Sarkozy.

Pour le dirigeant du groupe Barrière, il y a urgence à trouver des relais de croissance car le secteur des casinos est en panne de croissance depuis quelques années. A fin septembre, le groupe Barrière affiche une croissance de 2,9 % de son activité globale, dont à peine 1,8 % de hausse pour les casinos (85 % de son activité) alors que la branche "hôtels et restaurants" flirte avec une croissance de 11,6 %.

Plusieurs éléments défavorables, liés à la règlementation, freinent le secteur du jeu. Depuis le 1er novembre 2006, les casinos doivent contrôler l'identité des joueurs. Selon les dirigeants de Barrière, ce changement de règlementation a eu un impact négatif estimé entre 3 et 4 % sur l'activité Casinos. Un impact qui pourrait encore grossir puisque dès la fin de l'année, il sera interdit de fumer dans les établissements de jeux. Cette prochaine mesure pourrait avoir un impact négatif compris entre 5 et 8 % sur l'activité jeux chez Barrière.

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26 septembre 2007

La France se prête au jeu de la concurrence pour les paris en ligne

Internet. Sous la pression de Bruxelles, le gouvernement pourrait libéraliser le secteur monopolisé par la Française des jeux et le PMU.

C’est une déclaration qui vaut son pesant d’or pour les bookmakers de la Toile. «Le gouvernement n’est pas hostile à une ouverture du monopole sur les paris sportifs sur Internet», a déclaré lundi le ministre du budget Eric Woerth.
Pressé par Bruxelles de libéraliser un secteur trusté à 100 % par la Française des jeux (FDJ) et le PMU, la France vient de faire le tout premier pas vers un élargissement à des opérateurs privés de cette très lucrative activité : 5 milliards d’euros de recettes fiscales annuelles. Mais si cette ouverture tranche avec la ligne Maginot déployée jusqu’ici pour défendre un monopole historique, cela n’empêche pas le gouvernement de poser ses conditions. L’ouverture devra donc se faire de manière «maîtrisée», et certainement pas à l’anglaise avec floraison instantanée de sites de paris en tous genres localisés à Gibraltar ou dans les îles Caïman.
Concession.  Après avoir tout fait pour éviter cette concession, la France n’avait plus guère le choix. Sommée par le très libéral commissaire irlandais au marché intérieur Charlie McCreevy d’ouvrir les paris sportifs en ligne à la concurrence des Bwin autrichien et autres Zeturf maltais, elle risquait d’être traînée devant la Cour européenne de justice.
La négociation va maintenant pouvoir s’engager avec Bruxelles, où Eric Woerth et Jean-Pierre Jouyet, en charge des Affaires européennes, iront défendre autour de la mi-octobre un nouveau cadre légal pour les paris en ligne sur les compétitions sportives et hippiques hexagonales.

Afin de limiter les risques de blanchiment d’argent, d’activités criminelles et d’addiction pour les joueurs, le gouvernement y dira son refus de la «reconnaissance mutuelle» dans les jeux d’argent, qui permet à une société reconnue par un pays de l’Union européenne de proposer ses services dans l’ensemble de l’Union.

Autrement dit, pas question de laisser des sites opérer sur des paris français s’ils n’ouvrent pas une filiale sur le territoire et ne se plient pas aux obligations réglementaires, fiscales et de soutien financier à la filière hippique comme c’est le cas pour la FDJ et le PMU.


Refonte.  Un joli bras de fer en perspective puisqu’aucun texte européen n’oblige une société à s’installer dans un pays membre pour y exercer une activité ! Pour le gouvernement français, qui refuse de voir s’établir dans ce secteur sensible une «situation de concurrence sauvage, illégale et sans contrôle possible», ce casse-tête plaide pour une refonte du système des paris à l’ère d’Internet, avec une harmonisation à l’échelle européenne. «Il faut imaginer des modes de taxation des gains, plaide-t-on à Bercy, où l’on prévoit une longue bataille «sur le plan politique». D’ici là, la France espère avoir le temps de préparer ses opérateurs historiques à l’explosion programmée des paris sportifs en ligne.

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25 septembre 2007

Communiqué AFP : "La France prête à ouvrir le monopole sur les paris sportifs en ligne"

Communiqué AFP diffusé hier :

PARIS, 24 sept 2007 (AFP) - Le gouvernement "n'est pas hostile à une ouverture" du monopole sur les paris sportifs sur internet, comme le demande la Commission européenne, à condition qu'elle soit "maîtrisée", a déclaré lundi à l'AFP le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth.

"Le gouvernement n'est pas hostile à une ouverture du jeu sur internet, mais maîtrisée. Ca veut dire qu'on ne peut pas accepter n'importe quel opérateur, qu'on ne peut le faire que dans la transparence (...) On souhaite contrôler pour des raisons d'addiction, d'ordre public et d'ordre social", a expliqué le ministre, interrogé par téléphone.

"A partir de là, on peut discuter de façon exploratoire avec la Commission", a ajouté M. Woerth, annonçant qu'il se rendrait à Bruxelles début octobre en compagnie du secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet pour en discuter avec Charlie McCreevy, commissaire européen responsable du Marché intérieur et des Services.

"Oui, on est prêt à discuter, à ouvrir les choses dans un cadre très strict, mais on veut expliquer pourquoi ce cadre", a ajouté le ministre, rappelant que le monopole de l'Etat sur les jeux en France reposait "sur un certain nombre de valeurs".

"S'il y a monopole de l'Etat, c'est qu'il y a des raisons liées à la déontologie", a souligné M. Woerth, citant le risque de blanchiment d'argent et d'activités criminelles ainsi que les risques d'addiction pour les joueurs.

"Il faut que ça reste raisonnable et responsable", a-t-il insisté, évoquant la "situation de concurrence sauvage, illégale et sans contrôle possible" créée par la récente apparition des jeux sur internet sur des sites basés à l'étranger et parfois "dans des paradis fiscaux".

Soulignant que les demandes de Bruxelles sur la fin du monopole portaient uniquement sur les paris sportifs sur internet, et pas sur les autres types de jeux, le ministre a également insisté sur la nécessité, selon lui, de distinguer la Française des jeux du PMU.

"La Française des jeux, ce n'est pas tout à fait la même chose que le PMU (Pari mutuel urbain)" qui participe au financement de la filière hippique, une économie qui représente des dizaines de milliers d'emplois, a estimé M. Woerth.

"Dans les pays d'Europe où ils ont ouvert d'une façon un peu rapide, cette économie s'est effondrée, ce n'est pas un petit enjeu", a-t-il déclaré, souhaitant trouver avec Bruxelles des "solutions différenciées" pour la Française des jeux et le PMU.

La Commission, qui a demandé en juin à la France de se mettre en conformité avec la législation européenne dans ce domaine, a accepté de repousser sa décision jusqu'à la fin octobre, a rappelé Eric Woerth.

Selon la Commission, ce report s'explique par la "situation nouvelle" créée par l'arrêt de la Cour de cassation française rendu en juillet dans la condamnation de Zeturf, société maltaise de paris en ligne de courses hippiques mise en cause devant la justice par le PMU.

La Cour, dont les arrêts font jurisprudence, a pour la première fois le 11 juillet remis en cause le monopole des jeux et des paris en France en estimant qu'un monopole ne pouvait se justifier qu'à titre exceptionnel pour lutter contre la criminalité.

20 septembre 2007

La Commission des Jeux anglaise publie une étude sur les problèmes liés aux jeux d'argent

Décidément, en matière de jeux d'argent en ligne, l'Angleterre, a bien des égards, fait figure d'exemple en Europe. Au lieu de s'attacher à pourfendre les jeux pour leurs caractères addictifs et nocifs, sans aucune analyse sérieuse sur le sujet (comme le font en France tous les défenseurs du statut-quo !!), la Commission des Jeux (Gambling Commission) a mené une étude approfondie et scientifique sur le sujet. Cette étude est la deuxième étude de ce genre, la première ayant été publiée en 1999.

Publiée hier, cette étude intitulée "British Gambling Prevalence Survey 2007", vise à identifier, comprendre et analyser le comportement des joueurs d'argent. Elle a été menée par "National Centre for Social Research" aidée de 2 professeurs universitaires afin de garantir le caractère scientifique de cette étude. A noter qu'elle n'est pas limitée aux seuls jeux d'argent en ligne, mais concerne tous les jeux d'argent, en particuliers les salles de jeux, les casinos physiques.

L'étude apporte des informations statistiques et comportementales très intéressantes. On y apprend que près de 10 millions de personnes ont joué à des jeux d'argent au cours des 12 derniers mois, soit 68% de la population de plus de 18 ans. Seulement 6% de la population ont joué en ligne.

Outre ces informations, l'étude a mesuré les problèmes liés à la dépendance aux jeux d'argent. Elle a ainsi estimé à environ 284 000 le nombre de personnes atteintes d'addiction aux jeux. Soit 0,6% de la population. Mieux, la comparaison avec l'étude de 1999 montre que ce chiffre n'a pratiquement pas évolué depuis 1999 (on évaluait alors le nombre de personnes addictives à 236 000, soit 0,5% de la population).

Cette étude a le mérite de quantifier le phénomène et montre clairement que l'apparition des jeux d'argent en ligne n'a pas eu d'influence sur le problème de l'addiction. On est donc loin des fantasmes français sur ce problème, belle excuse pour justifier le maintien des monopoles !

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17 septembre 2007

Chilipoker

L'Italie condamnée par la Cour de Justice Européenne pour sa politique d'attribution des licences de paris en ligne

L'Europe est bien décidée à faire appliquer les règles du droit communautaire en matière de paris en ligne. Non seulement, elle force les états à libéraliser le marché des jeux en ligne, mais elle veille également à la bonne application des règles communautaires en la matière. L'Italie, qui a pourtant ouvert son marché, vient d'être rappelé à l'ordre à ce sujet.

En effet, jeudi dernier, la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE) a rendu son arrêt au sujet du renouvellement des licences de paris hippiques en Italie, et confirme ainsi la jurisprudence des arrêts Gambelli (6 novembre 2003) et Placanica (6 mars 2007), concernant la libéralisation des marchés des paris et des jeux de hasard.

« La République italienne a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des articles 43 CE (liberté d’établissement) et 49 CE (libre prestation de services) et a, en particulier, violé le principe général de transparence ainsi que l’obligation de garantir un degré de publicité adéquat » a expliqué la CJCE.

En Italie, le ministère des finances accorde des licences à des sociétés qui peuvent ensuite récolter les paris des courses hippiques. Mais sur les 1000 licences accordées, un peu plus de 300 sont des licences historiques, accordées il y a près de 10 ans et renouvelées sans aucun appel d'offres.
L'Italie (soutenue dans cette affaire par le Danemark et l'Espagne) met en avant des impératifs d'ordre public, la protection des consommateurs, l'interdiction des paris clandestins, et la stabilité financière des sociétés de paris.

Tout cela est fort légitime reconnaît la Cour européenne de justice, mais l'Italie n'explique pas du tout comment l'absence d'appel d'offres protège le consommateur ni comment cela empêche les paris clandestins. D'autant que si les 330 anciennes concessions ont été accordées sans appel d'offres, les 670 autres ont fait l'objet elles d'un appel d'offres. L'Italie est donc condamnée et devra se conformer à cet arrêt.

Cet arrêt a été accueilli favorablement par l’Association européenne des jeux et paris en ligne (EGBA). "La décision de la Cour représente une nouvelle étape importante vers un marché européen réglementé des jeux et paris " affirme Sigrid Ligné, secrétaire générale de l’EGBA.

source : Gaminglaw

12 septembre 2007

La France, un eldorado très convoité

La cagnotte ne leur a pas échappé. Les sociétés de jeux étrangères comme Unibet, Bwin ou 888.com lorgnent la France avec un appétit non dissimulé. Et pour cause : le potentiel est énorme. Car contrairement aux idées reçues, les Français sont loin d'être devenus un peuple de gros joueurs.

Certes, pas moins de 10 millions de rêveurs achètent chaque semaine un ticket de Loto, de Millionnaire, de Rapido ou autre, et 19 millions d'occasionnels tentent leur chance une fois dans l'année. Selon le dernier rapport du sénateur François Trucy, la mise augmente d'environ 10 % par an pour la Française des jeux et les casinos, de 11 % pour le PMU. Mais la somme moyenne jouée par habitant reste dérisoire au regard de pays comme l'Australie, le Japon, l'Espagne ou l'Angleterre. Autrement dit, l'Hexagone est un gisement de profits à conquérir...

Certes, l'"ouverture maîtrisée" du marché ne concerne que les jeux en ligne, mais à terme ce secteur devrait exploser. Selon les experts, la moitié du chiffre d'affaires des paris sportifs proviendra d'internet lors de la prochaine décennie. Au niveau mondial, les prévisions tablent sur 39 milliards d'euros de recettes en ligne en 2010, puis 140 milliards en 2015, contre 15 milliards aujourd'hui.

Selon le rapport Trucy, le site Gamebookers, filiale de PartyGaming (leader du jeu en ligne basé à Gibraltar, comme 888.com) comptait 270.000 inscrits en 2006. Parmi eux, pas moins de 15 % de Français. Un brin provocatrice, la société a fait savoir au sénateur, qui reproduit cette citation, que "ce sont d'excellents joueurs, bien entraînés au jeu en ligne par la Française des jeux et qui jouent plus, avec 8 euros, que la moyenne de 5,80 euros".

Actuellement, la Française des jeux n'enregistre que 1 % de son chiffre d'affaires via son site, et la part des pronostics sportifs (concernés au premier chef par la libéralisation) y est infinitésimale. Mais les recettes sur internet devraient augmenter de 50 % dès cette année. La société d'Etat, qui a dans ses cartons un plan de développement pour faire face à la concurrence, prépare aussi une offre de jeux sur téléphone portable.

source : jdd

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