Ouverture du marché français des paris sportifs : la France traîne des pieds
Alors que le gouvernement avait annoncé en août dernier son intention de mener une "ouverture maîtrisée" du marché des paris sportifs en ligne, la confusion règne aujourd'hui et les doutes persistent sur les intentions du gouvernement en la matière. Paris avait jusque fin octobre pour répondre à l'avis motivé de la Commission européenne, qui l'enjoint de s'ouvrir à la concurrence.
A la surprise générale, la France campe sur ses positions dans la
réponse qu'elle a adressée à la Commission européenne, qui l'a sommée
d'ouvrir ses paris sportifs à la concurrence, a-t-on appris mardi 30
octobre de source diplomatique. "C'est une réponse juridique pour
rappeler le bien-fondé de nos positions", a expliqué un diplomate. "Il
y a un certain nombre de garanties à prendre pour les paris sur
internet." Selon cette source, "il y a des arrêts dans les deux sens",
et notamment dans celui de la protection des consommateurs.
Les négociations ne sont toutefois pas terminées. Le ministre français
du Budget, Eric Woerth, et le secrétaire d'Etat aux Affaires
européennes, Jean-Pierre Jouyet, rencontreront mardi prochain le
commissaire européen chargé du Marché intérieur, Charlie McCreevy. "Ce
n'est pas la fin de la saga", assure le diplomate.
Les
autorités gouvernementales françaises justifient leur monopole en
assurant qu'il sert à lutter contre l'entrée du crime organisé dans le
monde du jeu, par nature propice au blanchiment d'argent sale.
Il semble donc que la France ait réussi à gagner encore un peu de temps
avant la rencontre de mardi prochain. Rappelons qu'en cas de désaccord,
la Commission européenne pourra saisir la Cour de justice de l'Union
européenne pour faire respecter le droit communautaire.
Source
Les commentaires récents