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31 octobre 2006

Handicapés par l'interdiction des jeux sur le Web aux États-Unis, PartyGaming et 888.com pourraient se rapprocher.

VERS UNE redistribution des cartes ? Le site de poker en ligne, PartyGaming, serait en discussions avec son homologue britannique, numéro trois du secteur, 888.com, en vue d'une fusion, selon le Sunday Times. Le mariage consoliderait la place de challenger de PartyGaming, actuel dauphin du leader mondial Sportingbet avec 1,2 milliard de dollars de chiffres d'affaires (980 millions d'euros) et une capitalisation boursière de 2,4 milliards d'euros.

Hier, PartyGaming ne voulait pas commenter cette information. Un peu plus prolixe, 888.com indiquait cependant « être en discussions préliminaires avec des tierces parties » sans avoir la certitude de que « ces discussions aboutiront à une offre ». Pourtant cela n'échappe à aucun des observateurs que le durcissement de la législation américaine, qui s'est traduit cet automne par une interdiction des sites de jeux d'argent sur Internet aux États-Unis, a affaibli une activité jusque-là florissante.

PartyGaming qui a dégagé au premier semestre 2006, les trois quarts de ses ventes outre-Atlantique a perdu en l'espace d'un instant plus de la moitié de sa capitalisation boursière qui atteignait en juin 2005, après son introduction à Londres une capitalisation boursière (5,6 milliards de livres) supérieure à celle de British Airways. De son côté, 888.com, réalisaient plus de la moitié de ses ventes au pays de l'oncle Sam. Pour les deux entreprises, le salut passe par le rachat de concurrents ou par une implantation en Asie où la législation est beaucoup plus souple. La situation dans l'Union européenne est plus contrastée, chaque État membre organisant les jeux d'argent comme il l'entend.

D'Antigua à Gibraltar

Pour PartyGaming, l'achat de 888.com serait la deuxième acquisition en moins d'un an après celle de Gamebookers, site de paris à Antigua et détenteur d'une licence à Gibraltar. En France, cette société a passé un accord de partenariat avec le Football Club de Nantes. Son nom figurait sur le devant du maillot des Canaris jusqu'en septembre et a été retiré dans la foulée de l'arrestation de deux des dirigeants de la société de jeux d'argent sur Internet BWin, sponsor de Monaco. La justice française leur reproche d'avoir enfreint la réglementation en vigueur qui garde le monopole des jeux d'argent en ligne au PMU et à La Française des jeux. Dans ce contexte peu favorable, d'autres acteurs seraient en pourparlers de mariage. SportingBet et l'autrichien BWin, réfléchiraient eux aussi à unir leur destin.

source : lefigaro.fr

27 octobre 2006

Les sites (illégaux) de paris en ligne sont encore loin de supplanter la Française des jeux

certaine agitation semble régner sur le petit monde des paris et des jeux d'argent en ligne depuis les arrestations très médiatisée des deux dirigeants du site de paris sportifs d'origine autrichienne Bwin (lire l'article du 19/09/06) en France et celles des dirigeants de BetOnSports (lire l'article du 28/07/06) et de SportingBet aux Etats-Unis, Le Journal du Net a fait le point sur l'audience des sites de jeux en ligne. Mediametrie//NetRatings a mesuré au mois de septembre l'audience des dix principaux sites de cette catégorie. Les données présentées sont issues du panel France (domicile et/ou lieu de travail) de Nielsen//Netratings. Le classement porte sur des mesures effectuées sur les marques (un nom de domaine décliné sous différentes extensions).

Classement des dix sites Paris et Jeux concours en septembre 2006
Site
Visiteurs uniques (en milliers)
Couverture active (en %)
Prizee.com
1.911
8,5 %
Française des Jeux
1.893
8,4 %
Kingoloto.com
1.019
4,5 %
C Mon Jour
822
3,6 %
Betclick
647
2,9 %
InterCasino
502
2,2 %
PlaytheGame
482
2,1 %
9sur49
463
2,1 %
Distrigame
459
2,0 %
LoTree
450
2,0 %
Source : Panel Médiamétrie//NetRatings - Domicile et/ou lieu de travail - Applications Internet incluses - septembre 2006 - Niveau Brands

Premier constat : le leader en terme d'audience de la catégorie "paris et jeux concours en ligne", Prizee.com, n'est pas à proprement parlé un site organisant des jeux d'argent. Il s'agit plutôt d'une plate-forme de jeux gratuits qui donnent la possibilité de gagner de la monnaie virtuelle susceptible d'être échangée ensuite contre des cadeaux. L'objectif du site étant, par cette stratégie, d'attirer une communauté importante de joueurs sur son offre gratuite mais limitée en terme de parties, pour ensuite transformer ceux-ci en joueurs payants. En effet, les internautes ont la possibilité de jouer plus en achetant des jetons. Une stratégie qui semble gagnante, puisqu'en septembre 2006, Prizee.com a enregistré une audience de 1,9 million de visiteurs uniques pour un taux de couverture sur les internautes actifs de 8,5 %.

Ce faisant, il devance de près de 100.000 visiteurs uniques, les sites de La Française des Jeux qui, faut-il le rappeler, est la seule habilitée à organiser en France, avec le PMU, des jeux d'argent, qu'ils soient on ou offline et qui apparaît, au prime abord, comme le leader incontesté de ce segment. Au total, 1,89 million de visiteurs uniques se sont rendu en septembre 2006 sur un des sites de La Française des Jeux (fdjeux.com, fdjeux.net ou encore Loto.fr), ce qui représente une couverture active de 8,4 %.

La troisième place revient, quant à elle, à Kingoloto.com, une loterie cette fois-ci 100 % gratuite, propriété de la société de marketing interactif le groupe Mediastay, également propriétaire de site Grattage.com. Ici, plus question d'argent. L'objectif est de recruter des adresses e-mails et physiques qualifiées qui puissent ensuite être utilisées, avec le consentement préalable des internautes, dans le cadre d'opérations de marketing direct. Une formule qui rencontre un certain succès puisque le site totalise 1 million de visiteurs uniques en septembre 2006, pour un taux de couverture de 4,5 %.

D'autres sites du même type parviennent également à se hisser dans ce top 10 des sites de "paris et de jeux concours". Il s'agit de C Mon Jour, qui avec 822.000 visiteurs uniques s'octroie la quatrième place, PlaytheGame (482.000 visiteurs uniques), 9sur49 (463.000), Distrigame (459.000) et LoTree, propriété de Directinet, (450.000).

Par comparaison, les jeux d'argent à proprement parler, font plutôt pâle figure. BetClick n'arrive qu'à la cinquième position avec 647.000 visiteurs uniques, soit près de trois fois moins que l'audience sur la même période de La Française des jeux, et un taux de couverture de 2,9 %. Quant à InterCasino, site de casino en ligne d'origine britannique, il faut encore moins avec 502.000 visiteurs uniques et un taux de couverture de 2,2 %. Des performances, certes significatives, puisque ces deux sites figurent dans le top 10 des sites de jeux en France, mais qui ne représentent, pas pour l'instant, des menaces directes pour La Française des Jeux.

source : journaldunet.com

Les paris en ligne ne s'arrêteront pas avec une interdiction

La loi sur l'interdiction des jeux de paris en ligne, signée par le Président Bush, le 13 octobre dernier, a provoqué un véritable vent de frayeur dans la population américaine. Une industrie représentant 12 milliards de dollars est directement menacée.

De plus, la récente arrestation de deux dirigeants propriétaires de sites de paris en ligne a renforcé le trouble. Les transferts d'argent sur ces sites sont devenus illégaux. Plusieurs sociétés britanniques ont quitté un marché américain à l'avenir incertain dans les paris en ligne.


Paris et Poker en ligne interdis
Toutefois, beaucoup de questions se posent sur la réelle efficacité de la loi. En effet, de nombreux experts affirment que cette loi n'empêchera pas les habitués des paris en ligne de continuer à jouer. Par ailleurs, l'Internet Gambling Enforcement Act ne va pas à l'encontre des joueurs mais plus précisément à l'encontre des importants transferts d'argent occasionnés. Il est à souligner que la loi porte également sur les jeux de poker en ligne. Or, pour certains, le poker n'est pas à considérer comme un jeu de hasard, mais davantage comme un jeu de stratégie, lui évitant de tomber sous les règles imposées par cette nouvelle loi.


Un marché américain considérable devenu illégal
On considère qu'il existe plus de 2 000 sites de poker ou de paris en ligne dont la population américaine totaliserait 6 des 12 milliards de revenus annuels générés. La nouvelle législation a fait immédiatement ses premières victimes. De nombreux sites de paris en ligne n'acceptent plus désormais les paiements en provenance des États-Unis ou d'autres encore se retirent du marché américain leur faisant perdre jusqu'à 80% de leur bénéfices.

Mais la fermeture des sites de poker en ligne n'a pas lieu pour autant. Au contraire, le trafic des sites de poker comme FullTilt ou PokerStars a grimpé suite à l'annonce de la promulgation de la loi par le Congrès américain. De plus FullTilt, en guise d'encouragement, offre des bonus à toute nouvelle inscription affirmant par la même occasion que " nous sommes ici et on y reste ! ".


Des revers similaires déjà rencontrés
L'activité des paris en ligne n'en est pas à son premiers revers. En effet, en 2001, Visa et MasterCard entre autres, avaient suspendu leurs autorisations de transactions sur les sites de paris et de poker en ligne. Ces évènements ne sont pas amenés à s'arrêter et à l'avenir des évènements d'une telle ampleur sont amenés à survenir affirment les professionnels du milieu.

19 octobre 2006

Jeux en ligne : le monopole se craquelle

Les excès publicitaires de la Française des Jeux et du PMU, notamment sur Internet, pourraient bien sonner le glas du monopole d'Etat.

Les jeux sont-ils faits ? Le 12 octobre, l'Etat français a été mis en demeure par la Commission européenne d'expliquer en quoi les mesures empêchant la fourniture par des tiers de services de paris sportifs (sur les courses de chevaux comprises) ayant obtenu une licence dans un Etat membre sont compatibles avec l'article 49 du traité CE, rappelant ainsi le principe de libre prestation de services à l'intérieur de l'Union européenne. Derrière cette procédure se cachent, en réalité, des enjeux importants pour la France. En effet, la réglementation française assimile les paris sportifs à des jeux de hasard, lesquels sont interdits, sauf dans les maisons de jeux dûment autorisées par le ministère de l'Intérieur. Aucune autorisation n'étant accordée aux sites Internet de casino ou de paris, ceux qui sont accessibles en France encourent des sanctions pénales, à l'exception de celui exploité par la Française des Jeux (FDJ) qui propose différents paris sportifs payants. Le site du PMU, seul habilité en France à recueillir en ligne les paris sur les courses hippiques, bénéficie de la même protection. La FDJ et le PMU se partagent ainsi le gâteau des paris sportifs en ligne.

Si les principes sont clairs, la réalité l'est peut-être moins. Une multitude de sites de jeux, tous illicites en France, y sont néanmoins accessibles depuis quelque temps déjà et connaissent un succès certain auprès des internautes français. Cette réalité est le résultat d'une politique de prohibition qui amène ceux qui veulent proposer aux parieurs français une alternative aux paris de la FDJ et du PMU à s'expatrier dans des pays autorisant cette activité.

Un système d'« Etat croupier »

Ces sites prennent certainement des risques juridiques puisque le juge français considère qu'à partir du moment où un site est accessible en France, les lois françaises ont vocation à s'appliquer. L'arrestation le 15 septembre dernier des dirigeants du site de paris sportifs Bwin qui a obtenu une licence à Gibraltar en aura été une illustration particulièrement vivante. Zeturf, site de paris sur les courses hippiques françaises opérant depuis Malte, a également été condamné par le TGI de Paris le 8 juillet 2005, suite à une action du PMU, à mettre fin sur son site « à l'activité de prise de paris en ligne sur les courses hippiques organisées en France » (1) - sous astreinte de 15.000 euros par jour de retard. Le PMU, comme la FDJ, entendent donc bien protéger leur monopole.

Mais la France arrivera-t-elle toujours à justifier du maintien d'un tel monopole ? On peut en effet se demander si un régime d'autorisation préalable octroyée à des sites respectueux des règles d'éthique, fondé sur la transparence et la non-discrimination, ne serait pas plus adapté à l'ère de l'Internet. Il est certain qu'un tel cadre aurait le mérite de légaliser des sites qui se sont engagés dans la lutte contre la corruption et la dépendance aux jeux et dans la protection des mineurs, tout en rendant plus difficile l'existence de sites plus « suspects ». Les régimes de prohibition absolue ne favorisent-ils pas davantage les systèmes parallèles corrompus qu'ils ne permettent de les combattre efficacement ? De fait, alors, ce système d'« Etat croupier » est-il encore viable ? La Commission souhaite des explications sur ce point, parce que, si la jurisprudence communautaire a reconnu aux Etats membres la possibilité de restreindre, voire d'interdire les jeux d'argent (2) au nom de l'intérêt général, selon la CJCE, l'intérêt général devrait viser « la réduction des occasions de jeu » (3) et cette condition n'est pas remplie lorsque l'Etat encourage activement le jeu à travers ses propres monopoles. Et la mise en garde par le Conseil d'Etat en 2000 contre l'offre croissante et diversifiée de jeux ne l'avait pas freiné dans ses ardeurs. Le décret du 17 janvier 2006 lui imposant de veiller à une exploitation transparente des jeux, de lutter contre les fraudes et d'encadrer la consommation de jeux devrait, en principe, l'y obliger. L'on peut néanmoins se demander s'il ne s'agissait pas plutôt d'une ultime tentative pour essayer de justifier le monopole aux yeux de la Commission européenne - et par là même sauver une importante manne financière pour l'Etat.

La France a deux mois pour convaincre la Commission que sa réglementation est conforme au droit européen. A suivre donc.

source : lesechos.fr

18 octobre 2006

Nicolas Sarkozy s'attaque aux jeux d'argent en ligne

source : 01net.com

Les jeux d'argent en ligne ont décidément pris l'habitude de faire la une de l'actualité. Cette fois, c'est le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui s'attaque à cette pratique. Il a présenté, mercredi 18 octobre, en Conseil des ministres, un plan d'action interministériel pour systématiser les poursuites judiciaires « contre les personnes se livrant à de la publicité en faveur de sites de jeux illégaux ».

Le dispositif envisagé entrera dans le cadre du projet de loi relatif à la prévention de la délinquance et sera donc discuté à l'Assemblée nationale. La création d'un observatoire des jeux d'argent liés aux nouvelles technologies est prévue. Il sera censé surveiller le Net, à la recherche d'activités illégales. A travers ces initiatives, il s'agit aussi de lutter contre la fraude, le blanchiment d'argent ou prévenir des phénomènes d'addiction, a expliqué le porte-parole du Gouvernement, Jean-François Copé. 

Jeux d'argent en ligne : la France aussi veut controler

Par Yves Grandmontagne

Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé ont présenté en Conseil des ministres un plan visant à contrôler les jeux d'argent en ligne

La législation sur les jeux d'argent est particulièrement restrictive en France, comme dans de nombreux pays où courses de chevaux, loteries, poker et casinos sont une importante source de revenus pour les caisses des Etats.

L'organisation des jeux en France est confiée à trois opérateurs : la Française des jeux pour les loteries, grattages et paris sportifs ; le PMU (Pari Mutuel Urbain) pour les courses hippiques ; et les casinos pour les machines à sous 'bandits manchots' et jeux de table (roulette, poker, etc.).

Les deux premiers sont plus ou moins directement contrôlés par l'Etat, les derniers lui reversent une bonne partie de leurs revenus issus des jeux. Mais le gouvernement doit faire face aux sociétés internationales de paris en ligne qui cherchent à se faire une place légale sur le Web français et l'accusent de maintenir un monopole.

Mais avec le durcissement de la législation américaine, de nombreux sites œuvrant à partir de paradis fiscaux se voient aujourd'hui contraints de quitter les Etats-Unis, un pays qui pourtant a fait leur fortune, mais qui a trouvé la parade aux dérives des paris illégaux en imposant aux banques un contrôle des paiements en ligne.

On peut donc s'attendre dans les semaines et mois à venir à une recrudescence des offres illégales de jeux d'argent en ligne via de probables campagnes massives de spam visant à toucher la sensibilité des joueurs afin de les inciter à jouer et à parier, même illégalement, en ligne.

Actuellement, 1200 sites s'adressent directement à un demi-million de joueurs français en ligne, mais plus des trois quarts de ces jeux en ligne sont illégaux. Selon le cabinet Lexsi, le volume de la fraude représenterait entre 300 et 400 millions d'euros par an.

Les ministres Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé viennent donc de proposer en Conseil des ministres un plan interministériel pour contrôler les jeux d'argent et paris illégaux en ligne. Le plan a été adopté par les ministres et sera examiné par l'Assemblée nationale avant la fin de l'année.

Le gouvernement entend 'promouvoir une politique de jeu responsable' associant les trois opérateurs, et en particulier signer un protocole avec les casinos pour vérifier les identités des joueurs. Le projet prévoit également un renforcement des sanctions contre les publicités pour des paris illégaux.

source : silicon.fr

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