Joueurs accros aux paris et à la pornographie en ligne
Joueurs accros aux paris et à la pornographie en ligne
De nombreux joueurs anglais ne savent pas quoi faire de leur temps libre en dehors des matches et des entraînements, selon une étude parue dans le «Times».
«Ces jeunes hommes mènent des vies très solitaires, spécialement dans leurs chambres d’hôtel, où ils restent de 20 h à 8 h la nuit avant un match», explique Peter Kay, directeur général de la Sporting Chance Clinic. L’établissement a été fondé par l’ancien défenseur international et alcoolique repenti Tony Adams, pour soigner les comportements compulsifs des sportifs.
Selon Kay, certains de ses clients perdent jusqu’à 60 000 fr. en un soir en pariant en ligne. «Ils éteignent l’ordinateur et se disent qu’on ne les y reprendra plus. Cinq minutes plus tard, ils le rallument», explique Kay. «Ils se sentent alors déprimés. Ils ne retournent plus sur un site de paris, mais vers autre chose. Et s’ils ont le choix entre «Embrasse mon fouet en Suède» et «Il faut sauver le soldat Ryan», il y a des chances qu’ils choisissent le site pornographique, explique Kay. Quand ils reprennent leurs esprits, il est 5 h du matin», estime le praticien.
Le joueur de Watford Clarke Carlisle, qui a été traité par Kay, explique que son addiction aux paris en ligne lui a apporté des «dettes à six chiffres». Selon lui, le problème vient du manque d’expérience de la vie des joueurs. «On les retire très jeunes de leur environnement familial et on en fait des modèles pour les jeunes du pays. Comment peuvent-ils assumer ce rôle alors qu’eux-mêmes sont des gamins?» interroge Carlisle.
source : 20min.ch
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